Toussaint 2020 à l’école

par | Nov 5, 2020 | Toussaint

Toussaint 2020 à l'école

5 novembre 2020
Par l'équipe ND Espérance

 « Les enfants, avez-vous des amis au Ciel ?

-Euh... »

Pour sûr qu’ils en ont ! Mais comme beaucoup d’entre nous, ils ne se sont jamais posé cette question. Du moins pas en ces termes. Nous avons des amis au Ciel. A commencer par nos saints patrons. A l’approche de la Toussaint, défigurée par la fascination morbide d’Halloween, l’occasion était trop belle de leur rafraîchir la mémoire sur quelques vielles amitiés qui remontent à notre baptême. « Arthur, Marie, Joseph..., je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Depuis ce jour, un ami veille spécialement sur moi : mon saint patron. Mais à leur jeune âge, beaucoup de nos écoliers ne savent pas exactement qui est ce fou de Dieu dont ils portent le nom. Alors, puisque l’habit fait tout de même un peu le moine, commençons par nous mettre dans la peau de cet ami d’en haut. Une mître, une couronne, une simple auréole, un froc de franciscain, une robe de princesse... et voilà rendu vivant sous nos yeux ces compagnons fidèles qui intercèdent. Et les enfants, pas peu fiers de leurs très jolis déguisements, de nous présenter à la première personne saint Louis, sainte Geneviève, le bienheureux Guerric d’Igny et tant d’autres gloires de notre pays ou de l’Eglise universelle. L’exercice, ludique et joyeux, leur aura fait prendre conscience qu’un saint est « un milliard de fois plus vivant que nous » !
Oui, cher enfant ! tu as bien compris. Et n’oublie pas que « le pécheur tend la main au saint, donne la main au saint, puisque le saint donne la main au pécheur. Et tous ensemble, l’un par l’autre, l’un tirant l’autre, ils remontent jusqu’à Jésus, ils font une chaîne qui remonte jusqu’à Jésus, une chaîne aux doigts indéliables. » (Péguy).

Lu sur Nominis :

Dans le Berry, une petite bergère d’une grande beauté. Une humble jeune fille qui refusa d’épouser le fils du comte de Poitiers. Elle voulait se consacrer pleinement à Dieu, le jeune comte voulait l’enlever de force. Il la prit sur son cheval mais la belle paysanne était forte. Elle se débattit tellement qu’au passage d’un ruisseau, elle l’y fit tomber avec elle. Il espéra que l’eau lui permettrait de mieux accomplir son forfait. Elle sortit pour s’enfuir, il la poursuivit et, de rage, l’ayant rattrapée, lui trancha la tête.
…La légende rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus. Toujours selon la légende, Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu’à l’église Saint-Martin…

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